11/01/2020

Nombre d'or




Sous tes yeux baissés
S'amassent tant de silences
De matins torrides
Et de vaines rancoeurs
Plutôt amère
La froide impatience
Qui tremble
Dans tes mains
Que veux-tu me dire
Que je ne sais déjà
Aux plis de tes lèvres
Je le vois
Les mots se sont usés
Tu n'as pas su voir
Les matins flamboyants
Tu aurais pu
Ah ces regrets inutiles
Tu aurais pu
Quoi ?
T'en aller peut-être
Ou écrire autrement ta vie
Inventer dis-tu
Tes saisons
Border tes jours d'écume et de soleil
Et n'être qu'un corps qui danse
Au rythme de ses désirs
Sauras-tu jamais
Vibrer à ton tour
Femme simplement femme
Dans la lumière bleue et chaude des étés
S'éteignant chaque soir au-dessus des terrasses.
Maïssa Bey 


Nombre d'or

Sous tes yeux baissés S'amassent tant de silences De matins torrides Et de vaines rancoeurs Plutôt amère La froide impati...